Le Petit Manuel du Bien-Souffrir est une provocation : il vante l’art de se pourrir la vie !
Avec humour, il célèbre le talent des adeptes : les bien-souffrants. Comme l’auteure elle-même, ils n’ont besoin de personne pour faire de leur vie un enfer intérieur et extérieur. A celles et ceux qui, trop heureux, souhaitent connaître l’art de la Bien-Souffrance, il donne par exemple les clés d’une rumination ou d’une crise d’angoisse à succès.
En posant sur cet inventaire des misères auto-produites un regard acide et tendre, le Petit Manuel invite à réfléchir sur la frénésie actuelle de la recherche du bien-être et, enfin, sur la responsabilité de chacun dans ses choix de vie.
Comme je l’ai dit plus haut, la sérénité (ou l’absence de tracas) c’est bien mais ce peut être ennuyeux. Imaginez-vous au paradis depuis des années, éventuellement des siècles (on ne sait pas comment c’est géré là-haut) dans le calme, la douceur, la paix. Vous vivez au milieu des anges, gentils bien-sûr, et de tous les gens que vous aimez, eux aussi très gentils. Tout est beau… toujours. Il n’y a pas de disputes, de douleurs, de soucis. Personne n’étant revenu du paradis, nul ne peut témoigner de ce que peut être une vie heureuse éternellement. Que penseriez-vous si, un jour, l’un d’entre nous revenait en vous disant « Mmmouiais, pas mal… mais je me suis un peu emmerdé quand même sur la fin » ?
Personnellement, je n’aurais pas trop de mal à le croire….«